Extraits des livres        



La Connaissance révélée

Chemin initiatique vers la manifestation du monde de l'Au-delà

Livre disponible sur Internet aux Editions LANORE  depuis le 21 janvier 2010

...et à partir de mars 2010 dans toutes les bonnes librairies.



Préface


Dans son grand désarroi, l'homme moderne souffre de maux qu'il n'arrive plus à surmonter. Cependant, aujourd'hui, une grande espérance naît dans son cœur : celle d'un bonheur proche, d'une révélation qui le délivrerait de son ignorance, de ses peurs, et qui changerait fondamentalement son avenir. Vous qui doutez, vous qui vous posez une multitude de questions sur le sens de la vie, sachez que le temps est venu de savoir enfin qui vous êtes réellement.

 Ce livre a pour but de rendre à l'humanité sa divinité, de lui révéler une connaissance cachée. Établi sous la forme d'une nouvelle, il n'en est pas moins vrai que la plupart des événements et des propos relatés sont inspirés de faits réels. L'Homme se doit désormais de prendre conscience qu’il possède en lui un formidable potentiel, des facultés insoupçonnées. Ses facultés, il doit les acquérir pour faire évoluer sa conscience vers les plans supérieurs, vers la perfection divine, afin de comprendre profondément le monde qui l'entoure et son rôle sur terre.

 Le phénomène de la Transfiguration, moyen particulier par lequel l’homme peut communiquer directement avec les défunts et les Guides spirituels, est une expérience unique à vivre. Elle est réelle. Elle est aussi source de réconfort et de savoir. Il ne tient qu'à vous, amis lecteurs, d'apprendre et d'aller de l'avant ; de développer le divin qui est en vous. Dès lors, l'humanité entrera dans une ère nouvelle : celle du respect d'autrui et de l'Amour Inconditionnel.

 Puisse cet ouvrage ouvrir vos esprits et attendrir vos cœurs. Alors, vos doutes et vos errements disparaîtront et le miracle se produira. Cette réalité longtemps inconnue est enfin révélée. 


Dans la Paix, l'Amour et la Lumière,

 Jean-Fabrice


Chapitre I :

C'était un soir de printemps. Jean venait de mourir. Les oiseaux chantaient comme pour saluer son départ. La nature était magnifique : les arbres étaient en fleurs, les champs étaient verts et le ciel resplendissant. Il partit comme ça, simplement. Il savait que c’était son heure. Il devait s’en aller, maintenant, pour probablement revenir un jour. Il avait œuvré avec un grand dévouement dans sa courte vie. Il avait donné tant d'amour, avait tant partagé et aimé, qu'il savait sa mission accomplie.

Au moment de sa mort, Jean ne savait pas vraiment ce qui l’attendait. Cependant, il pressentait qu'il s'endormirait dans la paix.

Son corps devenait de plus en plus lourd et il perdit définitivement connaissance. Quelques instants plus tard, se présenta un long tunnel blanc lumineux devant lui. Il se sentit léger, si léger qu'il lui semblait voler. En fait, il flottait réellement au-dessus de son corps. Oui, il vivait toujours ! Il était là, conscient de tout…

Il voyait tout autour de lui : son propre corps allongé dans le cercueil, et l’assemblée présente. Il observa avec émotion son père, sa mère, ses frères et sœurs, ses grands-parents. Tous étaient là pour le pleurer et lui les regardait, en paix.

Il était effectivement dans la plénitude. Il ne souffrait plus. Il était là, paisible. Voulant les rassurer, il s’adressa à eux :

  Ne pleurez pas, je suis là ! Pourquoi pleurez-vous ?... Ne désespérez pas, je suis vivant ! Écoutez, écoutez, je suis bien vivant !

Mais eux n'entendaient pas… « Maudit voile ! » pensa t-il. « Pourquoi faut-il que tu sépares nos deux mondes ? Pourquoi faut-il que beaucoup ignorent ? Pourquoi ceux qui sont restés en bas ne peuvent-ils pas nous entendre et nous voir ? » Ses questions restèrent sans réponse.

Après un instant, il ressentit une présence autour de lui. Il ne pouvait pas expliquer d'où elle venait ni quelle était sa nature, mais il savait au fond de lui qu'elle était bienveillante. Cette présence indéfinissable semblait émaner du tunnel. Quelque chose l’attirait dans cette direction. Alors, par sa seule pensée, il se retrouva au bout du chemin. Douceur, beauté et harmonie caractérisaient cet endroit magique. Il était heureux, rempli d'un amour immense. Bientôt, une lumière d'une extrême blancheur l’aveugla.

Jean comprenait ce qu'il lui arrivait car il avait été initié très tôt. Il avait appris que la mort n'était pas une fin en soi ; mais seulement une étape dans le cycle de la vie, un voile indéfini entre le monde visible et invisible. On lui avait enseigné qu’elle n’était que la transition d’une vie matérielle pour une autre, plus subtile, plus spirituelle. « L’âme continue de vivre après la mort » lui avait répété son grand-père. Il sourit parce que ces mots résonnaient en lui comme une victoire sur la vérité : « Oui, Grand-Père avait raison ! J’en ai la preuve maintenant ! » se dit-il.

Il se tenait là, dans les airs, heureux d'être né à une vie nouvelle. Certes, il avait conscience de laisser derrière lui les siens, mais il ne pouvait pas renoncer à l'immense bonheur qu'il éprouvait. Était-il pour autant égoïste ? Non, il ne faisait que vivre l'instant présent. Ses pensées étaient toutes tournées vers cette joie qui l’envahissait, vers cette profonde sérénité qui imprégnait toute l'atmosphère.

Il essaya encore de réconforter ses proches. « Ne pleurez plus pour moi qui suis heureux là où je suis ! Ne pleurez plus mon absence ! Mes parents bien-aimés, sachez que votre enfant ne vous appartenais pas ! J’étais simplement une âme en transition, de passage sur cette terre, tout comme vous. Libéré maintenant de cette prison, je vous prie humblement de me laisser partir. »

Il donna son message avec beaucoup d'amour, puis se tourna vers le tunnel. Avec un dernier sourire laissé aux siens, il rejoignit l’éclatante blancheur.

Soudain, il discerna au loin trois formes bien distinctes. Il lui semblait qu’elles étaient la représentation de corps étincelants. Tout comme lui, ces Êtres de Lumière étaient pourvus d'une enveloppe spirituelle, subtile, immatérielle. Ceux-ci s'approchèrent de lui rapidement. « Que me veulent-ils ? Serais-je d'une quelconque utilité maintenant que je suis né de nouveau, ou bien, vient-on me chasser ? » Il garda son calme et attendit qu’Ils se présentent.

Vêtus d’un linge blanc, Ils se tenaient debout face à lui. D'une grande sérénité, Ils rayonnaient d’une sublime intensité. Il les reconnut. C'était Matthieu, Marc, et Luc, ses Frères d’antan. Le sourire aux lèvres, Matthieu s'avança vers lui.

  Bienvenue à toi, mon Frère ! Que la Paix de Celui qui Est soit avec toi ! Ne crains rien, car désormais tu vis dans la Lumière et l’Amour. Je suis chargé de t’accueillir parmi nous. Nous sommes missionnés par l’Être Suprême pour te dire ce qui t’attend désormais.

Avec une joie immense et un profond respect, Jean les salua. Il fut très sensible à cet accueil chaleureux. Il se dit : « Comme tout cela est différent de la Terre ! Que d’harmonie, que de joie, que de paix ! Je ne pensais pas trouver tout cela ici, et pourtant… »

  Mes Frères, je suis à la fois heureux et inquiet. Heureux de vous retrouver enfin, mais inquiet pour la suite des événements. Que va-t-il m'arriver maintenant ? A quoi suis-je destiné ?

Marc s'adressa à lui :

  Celui qui Est ne fait pas de différence entre ses enfants. Ils lui sont tous également chers. Mais toi, tu as reçu une mission sacrée.

  Une mission sacrée ? Pour moi ? Pourquoi aurais-je cet honneur ? 

  Parce que tu es le plus humble et le plus dévoué de Ses serviteurs. 

Jean resta silencieux.

  Aujourd’hui, l’heure est venue pour toi d’accomplir Sa volonté. Tu as été choisi, parmi tous les hommes, pour éclairer leur chemin et veiller à ce que la Connaissance Primordiale leur soit révélée. Acceptes-tu ?

  Si le Très-Haut me juge digne, alors je m'incline devant Sa Face. Je l’accepte avec humilité et reconnaissance. Dis-moi simplement : comment devrais-je m'y prendre ?

  Garde à l’esprit ce que nous avons appris de notre Maître quand nous vivions avec lui. Il disait qu'il était capital de respecter les quatre vertus majeures : la Sagesse, la Justice, la Force morale, la Tempérance. Sers-toi de ces outils pour mener à bien ton œuvre.

Luc, qui était resté en retrait jusqu'à présent, intervint :

  N’aie pas peur car nous sommes avec toi ! Tu seras aidé dans ta tâche par des guides spirituels que nous t’enverrons.

  Tu veux dire qu'il y aura des hommes éclairés pour m'aider ?

  Oui.

Il le regarda dans les yeux et ajouta avec un air sérieux :

  Mais tu devras être vigilant aux signes que nous te ferons.

Il lui expliqua que bien souvent les Guides Célestes communiquent avec les humains par l'intermédiaire de signes perceptibles, mais que malheureusement, seule une poignée d'individus arrive à les décrypter.

  Vois-tu, les hommes sont si préoccupés par leur vie quotidienne, qu'ils ne voient pas et n'entendent pas nos messages. Toi, tu devras être attentif, plus que tout autre, parce que ta mission en dépend !

Jean mesura l'ampleur de sa tâche et toute la difficulté d'être l'intermédiaire entre le monde visible et invisible.

−  Je comprends ce que le Tout-Puissant veut de moi, mais quel est le contenu de la connaissance que je délivrerai ?

−  Ne t'inquiète pas de ce que tu diras ni de comment tu le diras, parce que ce n'est pas toi qui parleras, mais c’est l’Esprit de notre Père qui parlera à travers toi !

Il acquiesça. Il savait en effet que l'Esprit fait des miracles.

Luc lui donna une dernière recommandation :

  Tu devras te comporter comme le plus pur des enfants. Il faudra que tu deviennes un instrument de paix.

Il analysa très bien la teneur et la portée de cette phrase. Cependant, Matthieu reprit :

  N'hésite pas à mettre la joie où se trouve la tristesse, à mettre l’union où se trouve la discorde, à mettre la vérité où se trouve l'erreur, à mettre le pardon où se trouve l'offense, à mettre la foi où se trouve le doute.

Il fit siennes ces paroles.

  Mets l'espérance où se trouve le désespoir. Mets l'amour où se trouve la haine. Mets la lumière où se trouvent les ténèbres, poursuivit-il.

Jean se résuma les recommandations reçues en ces termes : « Toujours plus d'amour, toujours plus de lumière, toujours plus de compassion. »

  Ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, rajouta Marc.

Il s’inclina devant tant de sagesse. Il en avait compris le sens profond. Ces mots résonnèrent en lui comme une vérité absolue. Une joie indescriptible l’envahit et tout son être se mit à vibrer. Il ferma les yeux et supplia : « Seigneur, donne-moi la force, la volonté et le courage d'appliquer fidèlement ces paroles de sainteté. Car en vérité, pour toucher les cœurs, je devrai être humble et donner mon amour sans limite, sans esprit de retour. Ainsi, par l'exemplarité de mon comportement, les hommes viendront à moi et je leur enseignerai la Connaissance. »

Marc constata qu’il était concentré. Il savait qu'il priait de toutes ses forces. Il respecta ce long moment de silence. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Il lui dit : 

  Mon Frère, je crois que tu es prêt, car l'Amour vit en toi !

  Oui, je le suis.

  Bien ! Alors, écoute attentivement.

Il savait l'instant solennel. Tous trois se tenaient devant lui, tels des messagers remplis de noblesse. Matthieu prit la parole :

  Te souviens-tu de l'enseignement que tu as reçu durant toutes ces années ?

  Oui, je m’en souviens !

  Voilà qui est bien !

− Tu as l'honneur de transmettre aux hommes la Connaissance afin qu'ils évoluent par eux-mêmes. Ils écouteront tes paroles et finiront par se connaître. Dès lors, se connaissant eux-mêmes, ils découvriront Dieu et ses Lois, ajouta Marc.

  Tu montreras le Chemin qui mène à Dieu, la Vérité et la Vie ! Car en toi, l'Être Suprême a mis tout Son amour ! compléta Luc.

Jean essaya de mesurer tous ces propos mais l'émotion fut trop intense. Il fut pris d'un vertige.

  Êtes-vous sûrs que je sois digne d'une telle mission ? Croyez-vous sincèrement que je sois capable d'aller jusqu'au bout ? N'est-ce pas là, pour moi, un fardeau trop lourd à porter ?

Matthieu comprit qu’il commençait à douter de lui. Il lui prit les mains et le regarda avec compassion.

  Ne doute pas de toi ! Car de nous quatre, tu es le plus pur ! Cette mission te revient de droit !

− Pardonnez-moi ! Je crois que j’ai eu peur de retourner sur Terre. Après tant de souffrances et de sacrifices, l'idée même de revenir en ce bas monde m'a perturbé. Mais je mesure pleinement l'importance de ce que le Très-Haut attend de moi. Aussi, vous pouvez compter sur moi !

Ses Frères avaient confiance. Ils savaient au fond qu’il irait jusqu’au bout. Ils étaient persuadés qu’il saurait trouver en lui l'Amour et la Lumière nécessaires pour réussir.

  Il nous reste encore quelque chose à te dire.

  Oui, qu'est-ce donc ?

  Tu dois connaître le moyen par lequel tu enseigneras.

  Très bien. Dites-moi ! 

  Vois-tu, les hommes sont devenus si matérialistes que s'ils ne voient pas, ils ne croiront pas ! Il existe un moyen pour que même les plus réticents admettent. Ce procédé, que tu appelleras « Transfiguration », consiste à prendre contact avec nous afin que, par notre intermédiaire, tu puisses délivrer la Connaissance, continua Marc.

  Tu dis que s'ils ne voient pas, ils ne croiront pas. La Connaissance peut-elle être visible ? Qu'est-ce que véritablement la Transfiguration ?

  Tu dois comprendre que nous ne pouvons pas t’en dire plus. Tu seras initié, dès ton arrivée sur Terre, par nos guides spirituels. Ils te montreront la voie à suivre. Ne t'inquiète pas ! poursuivit Luc.

Il fut rassuré. Il hocha la tête en signe d'acceptation et sourit. Matthieu prit la main de ses Frères. Un immense amour circula entre eux. Jean fut ému de vivre de si belles et si profondes sensations.

C'est à ce moment précis que Matthieu déclara :

  Désormais, tu dois tout oublier ! Tu ne te souviendras de rien : ni de cette conversation, ni de ce que tu as été. Mais rassure-toi, nous serons toujours avec toi et nous t'aiderons dans ta tâche. Va en paix !

C'était l’heure des adieux. Il l’avait compris. Il les regarda avec une infinie tendresse. Dans la paix et la lumière de ce lieu céleste, ils échangèrent un dernier regard en guise d’au revoir. Jean sut que sa mission allait commencer.




Je ne suis pas de ce monde...   

Livre disponible aux Editions Le Manuscrit



Introduction :

Ma quête spirituelle a commencé très tôt. Attiré aussi bien par l’étrange, que par le « surnaturel » et les phénomènes paranormaux, j’ai cherché à comprendre et à étudier plutôt que de rester dans l’ignorance. L’ignorance étant pour moi le pire ennemi de l’homme, il me fallait trouver des réponses aux questions que je me posais naturellement.

Aujourd’hui, je suis convaincu qu’il existe une logique dans tout ce que nous vivons. Le monde physique nous donne l’occasion d’apprendre, de parfaire notre nature et d’affiner notre esprit. La dureté des épreuves que nous subissons sur terre nous oblige, par l’effort et le mérite, à nous élever spirituellement, à prendre véritablement conscience qu’il existe une « force supérieure » à l’homme - omnipotente et omniprésente - ainsi qu’à respecter ce qui nous a été donné.

Je conçois donc ma vie comme un chemin à parcourir, rempli certes d’embûches, mais ô combien précieux au bout du compte ! Oui, je suis riche ! Riche de tout ce qui m’entoure et que je comprends, riche de voir ce que d’autres ne voient pas, riche d’une expérience unique avec l’au-delà, riche d’un soutien sans faille, riche d’un savoir - certes perfectible - mais qui me libère du matérialisme, de la soif de pouvoir, et de tous les vices que procure notre société de consommation.

Je ne suis ni un rêveur, ni un utopiste. J’aspire seulement à ce que l’homme sache trouver enfin la voie qui doit être la sienne : s’élever spirituellement, écouter, voir, au lieu de se rabaisser, de demeurer sourd, de s’aveugler. Si l’homme continue dans la voie qu’il a choisie, il risque - à très court terme - d’essuyer de graves revers...


Chapitre I : Ma conception de la vie


Le sens de la vie

Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Quel est le sens de ma vie ?

Chacun de nous s’est posé, au moins une fois dans sa vie, ces questions fondamentales. Bien souvent, celles-ci restent sans réponse durant une longue période. Puis, après réflexion, après avoir vécu quelques épreuves, nous trouvons peu à peu les réponses adéquates. Certains, pourtant, ne trouveront jamais d’issues satisfaisantes et seront sans doute frustrés de n’avoir pas pu, ou voulu, trouver un sens à leur existence. D’ailleurs, la question du sens de la vie peut être remise en cause : y a t-il vraiment un sens ? Pourquoi chercher quelque chose qui, vraisemblablement, n’existe pas ? Ne sommes nous pas sur terre tout simplement pour vivre puis mourir, car tel est le cycle de la vie ?

En partant du postulat que tout ce qui nous entoure ne peut pas être le fruit du hasard, je pense qu’il existe bel et bien un principe supérieur à l’homme, créateur tout puissant, et omniprésent en toutes choses. A partir de là, est-il absurde de penser que le sens de la vie serait de tendre vers cette « force supérieure » ? En d’autres termes, l’homme ne trouverait-il pas un sens à sa vie en cherchant à se rapprocher le plus possible de cette source, en ne faisant qu’un avec elle ?

A mon avis, l’homme peut trouver sa voie - et donc répondre aux questions qu’il se pose - en faisant l’effort de s’élever spirituellement, et ainsi se fondre avec le Tout. Je crois sincèrement qu’il doit faire évoluer sa pensée, sortir du matérialisme où il s’est emprisonné. Aujourd’hui, en effet, les préoccupations humaines sont plus tournées vers le pouvoir, l’argent et le sexe, que vers une véritable recherche de son identité, de son essence.

Je pense que l’homme trouvera son chemin à la condition qu’il se remette en cause de façon sincère. Mais la route semble encore longue, très longue... Depuis des siècles, sa façon de penser a évolué... mais peut-être pas dans le bon sens ! L’homme s’est enfermé dans une sorte de prison terrestre au lieu de se libérer de la matière et d’avoir une vision plus ouverte sur son environnement. Il court actuellement un grand danger : celui de se perdre lui-même...

Le monde de l’au-delà

Après avoir exposé mes idées sur le sens de la vie, l’homme et son libre arbitre, le passage de la vie terrestre à la vie céleste, et donner mon opinion sur le procédé qui nous permet de nous unir à la « Source », j’aimerais maintenant évoquer le monde de l’au-delà.

Nombre de personnes se refusent à l’idée qu’il puisse exister une vie après la vie ; la destruction du corps physique au moment de la mort ne pouvant qu’engendrer le néant. La survivance de l’âme est donc, pour elles, une ineptie.

Pourtant, si l’on regarde attentivement les différents textes sacrés des principales religions, l’idée de l’existence d’un autre monde est déjà admise depuis fort longtemps. Le monde de l’au-delà était pour les uns, un lieu de repos paisible, pour d’autres un lieu de jugement. Autrement dit, de tous temps, l’homme a considéré l’au-delà non seulement comme une réalité mais aussi comme un passage obligé, une suite logique qui devait permettre la purification de l’âme.

Le monde de l’au-delà, tel que je le conçois, n’est rien d’autre qu’un lieu – non visible pour nos yeux physiques mais néanmoins bien réel - où l’âme du défunt se retrouve au moment de sa « transition » c’est-à-dire lorsqu’il quitte le monde terrestre. Le fait que nous ne percevions pas ce monde est dû à la différence de fréquences vibratoires qui existe entre les sphères du plan physique et celles du plan spirituel. Mais qu’en est-il de l’individu qui, subitement, se retrouve dans ce monde inconnu, impalpable et étrange ?

Après avoir réalisé qu’il était passé d’un monde à l’autre, le défunt peut éprouver plusieurs sentiments. Ainsi, il peut ressentir soit un bien-être, soit une incompréhension de ce qui lui arrive, soit un refus total de la situation. Plus l’âme du défunt est tournée - pendant sa vie terrestre - vers le spirituel, vers la recherche de la « Source », plus il admettra facilement son sort. Ainsi, l’individu plutôt matérialiste restera fidèle à la matière et n’arrivera pas tout de suite à s’en détacher. Il lui faudra du temps pour effectivement réaliser qu’il se trouve dans une autre dimension où l’aspect matériel et le concret n’existent pas. Il est donc plus ou moins facile pour un défunt de quitter le monde terrestre selon sa sensibilité spirituelle et ses croyances.

Je pense que le défunt reste un moment dans ce monde ; moment que nous ne pouvons pas quantifier avec nos repères terrestres du temps et de l’espace. Après un instant d’adaptation, il revoit le déroulement de sa vie, les bons et mauvais côtés. Ainsi, il juge par lui-même sa conduite et se rend compte de ses erreurs. Il est assisté dans sa démarche par des êtres de lumière. Bien souvent, il ressent le besoin d’aider ceux qui sont restés sur terre ; notamment ses proches. Ainsi, il trouvera le moyen de les assister dans leur vie quotidienne. Il veillera sur eux et, parfois, se manifestera par l’intermédiaire de signes souvent évocateurs.

Alors, soyez attentifs, tendez l’oreille, car ils ne cessent de vous chuchoter combien ils vous aiment...


Chapitre II : Mes expériences mystiques


La Transfiguration

L’événement que je relate ici est tout à fait véridique, comme d’ailleurs tout ce que j’ai écrit jusqu’à présent, et unique en son genre ; du moins d’après mes recherches personnelles.

Le phénomène que j’ai appelé « la transfiguration » a un lien direct avec l’au-delà. La transfiguration est un changement d’apparence, ou plutôt, un changement complet de l’expression du visage. Son principe réside dans le fait de faire apparaître sur mon visage - par superposition - la figure d’un être désincarné, c’est-à-dire d’un défunt.

Je sais qu’il est difficile de croire à ce que je viens de dire car, outre le fait d’admettre l’existence d’un autre monde, il semble impossible qu’un tel phénomène puisse se produire. Pourtant, bien que ce dernier puisse surprendre par son originalité et sa portée, il n’en demeure pas moins bien réel. Plusieurs manifestations de ce genre se sont produites avec différents témoins. Parmi ces manifestations, j’ai choisi de vous raconter celle qui met en présence un individu, comme vous et moi, et son père décédé depuis plusieurs années.

A cette époque, en 2000, je me trouvais en stage de formation. J’ai très vite sympathisé avec mon formateur et nous sommes devenus amis. Au fur et à mesure de nos discussions, nous en sommes venus à discuter de la mort de son père qui lui manquait beaucoup. J’ai fini par lui dire que je pouvais l’aider dans son deuil. Brièvement, je lui expliquais que j’avais certaines facultés et qu’il était possible de revoir un être disparu. Sceptique, il ne prêta pas trop attention à mes paroles...au début. Puis, un jour, il vint me voir en me disant qu’il était prêt à tenter l’expérience.

Nous nous sommes donc donnés rendez-vous chez lui. Je me suis efforcé de parler de tout et de rien, pour détendre l’atmosphère, car il semblait nerveux. Puis, au bout de quelques minutes, je sentis une présence, un courant d’air froid venant de ma gauche. Par expérience, je savais qu’il s’agissait d’un être désincarné qui souhaitait « prendre contact » avec moi. Je fis part de cette intention à mon ami. Il accepta l’invitation.

Pour réaliser ce phénomène, j’ai besoin au préalable de me concentrer. Ce que je fis. Puis, j’ai invoqué mon ange gardien, afin qu’il me protège de tout mal. Lorsque je me suis senti en confiance, j’ai invité mentalement l’entité à pénétrer mon corps. Il existait, à ce moment là, une véritable entente entre nous deux. Puis, est venu l’instant de l’incorporation, c’est-à-dire l’instant précis où il est entré en moi. Cela peut prendre quelques minutes, car il convient de mettre sur un même niveau nos fréquences vibratoires respectives. Il est nécessaire que celles-ci soient en phase de façon à permettre l’incorporation.

Lorsque s’est produit le phénomène de l’incorporation, j’ai ressentis de grands frissons. Je savais désormais que je servirais de « support visuel », tel un écran blanc qui permet de visualiser une projection vidéo. J’étais conscient de tout ce qui se passait. J’étais capable de dire à quel instant avait eu lieu l’incorporation et quand le défunt se matérialiserait.

Mon ami a commencé à discerner une forme qui se dessinait sur mon visage. Il a eu très peur, s’est levé de son siège, et m’a demandé d’arrêter la séance. J’ai compris sa peur car, par expérience, je savais qu’il était difficile de supporter une telle vision. Cependant, j’ai insisté pour continuer la séance car j’avais la conviction qu’il s’agissait bien de son père. Il hésita un instant, s’assit, et acquiesça.

Il fallait à nouveau se concentrer pour permettre l’incorporation. Cela ne prit que quelques minutes. Mon ami me regardait fixement, en essayant de contrôler ses émotions. Puis, il vit très distinctement un visage qui se superposait au mien. Mon propre visage « s’effaçait » pour laisser la place à l’autre. La vision devenait de plus en plus claire, de plus en plus précise. Puis, au bout d’un instant, mon ami se mit à pleurer : le visage de son père lui était apparu !

L’émotion était si forte et sa joie si grande qu’il ne pouvait retenir ses larmes. Il voyait maintenant le visage de son père et une sorte de communication s’établit entre eux. D’après les dires de mon ami, son père lui aurait fait comprendre, par son regard, qu’il était heureux là où il était. Inutile de vous dire que pour quelqu’un qui s’interroge sur le bien fondé d’un « autre monde » cette vision rassure quelque peu. La relation entre eux dura plusieurs minutes : elle fut intense et remplie de sentiments profonds.

Puis, au fur et à mesure, je sentais que l’entité ne pouvait pas rester plus longtemps en moi. Progressivement, il se détacha de mon corps et rejoint son monde. Je dis alors à mon ami que c’était fini. Il resta sans dire un mot, essayant de prolonger au maximum l’instant qu’il venait de vivre. Il finit par se lever, et s’approcha de moi. Il me remercia, très sincèrement, pour ce moment de bonheur inoubliable.


Chapitre III : Ma philosophie de vie


Dépasser l’égoïsme

L'égoïsme est sûrement l'un des plus grands obstacles que puisse rencontrer l'homme et plus encore celui qui cherche sa propre vérité. Il ne fait aucun doute que l'égoïsme, s'il n'est pas maîtrisé, est un frein à la connaissance de son « moi intérieur » et par conséquent à son élévation spirituelle. Or, la société accorde beaucoup d'importance à l'acquisition de biens matériels, à la satisfaction personnelle de l'individu, ce qui l’incite à être centré sur lui-même. Alors, comment dépasser l’égoïsme et faciliter ainsi la compréhension de lui-même et du monde qui l’entoure ?

Certains justifient l'égoïsme en affirmant qu'ils ne font que veiller seulement à leur propre bien-être et qu'ils se protègent des autres en profitant d’eux. D'autres disent que leur égoïsme n'est qu'une manière de pourvoir à leurs propres besoins et de construire ainsi la nécessaire estime personnelle. Cependant, il existe une différence entre l'établissement de l'estime et de la confiance personnelles et le fait d'être égoïste et centré sur soi-même. Il convient donc de définir ce qu'est une personne égoïste.

Pour une personne égoïste, le monde entier tourne autour de son moi. Toutes ses expériences et tout ce qu'elle vit tourne autour de ses propres intérêts et désirs. Elle est incapable de s'étendre au-delà de son moi personnel pour être consciente d'une plus vaste réalité. En fait, sa réalité est si limitée que sa vision du monde se rétrécit. Cette personne adopte un comportement presque choquant. Elle juge tous les événements et expériences selon son goût personnel. Ce qu'elle a décidé en ce qui concerne la vie est l'ultime vérité. Ainsi, si votre opinion diffère de la sienne elle se justifiera en démontrant votre erreur.

Le problème réside dans le fait qu'une personne égoïste est incapable de s'étendre au-delà d'elle-même et de voir qu'un monde plus vaste peut exister. À moins qu'elle n'ait beaucoup appris, étudié et expérimenté, réfléchit profondément sur la vie, elle n'a pas le droit de supposer que les conclusions auxquelles elle parvient sont correctes et immuables. La personne égoïste voit les événements de façon extrême, ne laissant pas de place pour la voie du juste milieu. Ainsi, elle ignore la différence, la diversité ou les circonstances atténuantes. Chaque chose dans sa vie doit entrer dans une catégorie nette et précise.

Une telle attitude a des conséquences vis-à-vis d'autrui mais également pour elle-même. Elle fait l'expérience de la frustration dans sa propre vie. Sa réalité est si étroite qu'elle ne peut pas aider les autres du fait qu’elle est critique et intolérante. Parce que la vie quotidienne est difficile et parce que la réalité de l'individu est limitée, la personne égoïste s'attachera à trouver tout élément de preuve qui puisse soutenir ses sentiments et ses convictions. Les personnes égoïstes attirent à elles celles qui ont des attitudes similaires. Cependant, de tels individus renforcent leurs convictions jusqu'à ce qu'ils ne soient plus certains que leur manière de voir est la seule manière possible.

Ainsi, la personne égoïste n'est pas en accord avec elle-même et ne peut aller que de déceptions en déceptions. Si elle veut évoluer sur le chemin qui mène à la Connaissance, il convient qu’elle dépasse son égoïsme. La meilleure façon d’y parvenir est de se consacrer à autrui par le don de soi, le service désintéressé, tout en faisant confiance à la force de l’Amour.


Chapitre IV : C'est à vous que je confie...


L’avenir

De tout temps, l'homme a cherché à connaître l'avenir afin probablement d'agir sur les événements qui lui seraient défavorables. Ainsi, il eut recours à l'art de connaître ce qui est caché, autrement dit la divination. Au travers de divers procédés comme la cartomancie, l'astrologie, la numérologie, la chiromancie et bien d'autres, il a essayé de percevoir le futur, et le moyen d'agir sur lui. Mais qu'est-ce que l'avenir ? Est-il prévisible ? Comment peut-on changer le cours des événements ?

Si nous essayons d'analyser l'avenir, il convient tout d'abord de comprendre que ce dernier est scindé en deux parties : l'une prévisible, l'autre imprévisible.

La partie prévisible de l'avenir est formée des conséquences de nos actes quotidiens. En effet, chaque décision prise est la cause d'un effet à venir. Par exemple, la décision d’un individu qui décide de voler une voiture, quelques soient les motifs qui le poussent à le faire, aura pour conséquence des poursuites judiciaires ! Si nous choisissons de faire le bien autour de nous, par nos paroles et par nos actes, alors chacun de nous se sentira à sa place, épaulé, respecté, aimé, et cela participera obligatoirement à la paix sociale. Ainsi, l'avenir est prévisible dans le sens où il nous suffit d'examiner les décisions que nous prenons chaque jour, et ce dans tous les domaines.

La partie imprévisible de l'avenir est issue des décisions d'autrui et du reste de la nature. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les décisions que nous prenons ont des effets sur les autres et réciproquement. Si un individu décide de s'emparer d'un de vos biens, il agit sur vous et cela peut être considéré comme un avenir imprévisible, sauf négligence de votre part. De même, si une violente tempête détruit votre maison, vous subissez l'effet d'une décision de Dame nature. Bien sûr, la nature ne veut nuire à personne : elle a été, elle est, et elle sera avec ses lois. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que l'homme reste maître de son destin par son libre arbitre. S'il se met à pleuvoir et que vous êtes pris sous la pluie, il ne tient qu'à vous de trouver un abri. Peut-être que le résultat de votre recherche ne sera pas immédiat, mais à terme, vous trouverez votre abri.

Ainsi, l'homme, de par son action, influence son avenir. Mais pour exercer une action sur notre avenir, il nous faut au préalable déterminer qui est capable de le faire, qui doit le faire, et enfin se poser la question du comment.

Nous avons vu qu'il existait une partie prévisible et imprévisible de l'avenir. Puisque l'avenir dépend de nos décisions et de celles d'autrui, il faut donc que quelqu'un fasse en sorte que les deux parties de l'avenir nous soient favorables. Cette personne, c'est nous-même. Imaginons un instant que tous les hommes vivent en mer et que chaque homme vive sur un bateau. Si vous ne tenez pas la barre de votre bateau, la mer le dirigera mais dans une direction inconnue de vous. Si vous voulez aller dans une direction précise, il vous faudra obligatoirement tenir la barre et diriger vous-même votre bateau. Mais il ne suffit pas de tenir la barre, encore faut-il savoir l'orienter pour aller dans la direction choisie. Alors que faire pour agir sur notre avenir ?

En fait, les méthodes ne sont pas les mêmes selon que nous voulons agir sur la partie prévisible ou imprévisible de l'avenir. Si nous voulons agir sur la partie prévisible, il nous suffit d'examiner la position de notre bateau, de décider d'un point à atteindre, puis d'examiner les différentes routes pour y parvenir et de faire un choix sur celle que nous suivrons. Bien entendu, nous devons tenir compte de plusieurs facteurs tels que les capacités de notre bateau et les caractéristiques de la route choisie. Si le choix a été fait en toute honnêteté, nous aurons suffisamment de force pour atteindre notre objectif. Il en est autrement si nous voulons agir sur la partie imprévisible de l'avenir car nous ne disposons pas, a priori, des moyens pour le faire. Il faut chercher ces moyens et apprendre à les utiliser.

Puisque c’est d’autrui qu’est issue la partie imprévisible de l'avenir, il s'agit donc d'agir sur autrui. Facile à dire, difficile à faire ! Certains croient au pouvoir efficace des talismans, d’autres croient plus à la prière. Peu importe, ce qui est primordial, c’est que chacun trouve le moyen d’y parvenir sans porter préjudice à autrui.

Je vous laisse le soin de méditer sur ce sujet. Vous trouverez sûrement votre voie !



« Dans ce monde en guerre, où règnent souffrance, violence et terreur, j’adresse au monde entier mes pensées les plus profondes de paix, d’harmonie, et de fraternité. Puisse la lumière envahir vos cœurs et éclairer vos chemins. Puissiez-vous trouver le bonheur et la joie de savoir que vous êtes des dieux ! »  Jean-Fabrice.



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